Une fois passés la porte, nous retrouvons l'accueillante tente de méditation que nous avions eu le privilège de voir à Pantin. Puis passés un rideau bleu soyeux, le cabinet de curiosités s'offre à notre regard. Difficile de rester de marbre devant la fantaisie développée par les différents artistes et la finalisation par les artisans. Une myriade d’animaux en silhouettes de porcelaine, des tasses transformées, des plats à douceurs recomposés par Gilles Jonemann, des bracelets de soie ou de cuir aux formes et volutes jamais vues, jeux de société, sacs, petite horloge et commodes de Christian Astuguevielle sont savamment distillés sur des étagères et présentoirs bleus.
Plus loin, nous retrouvons les projets des étudiants de l'ECAL, masques animaliers en soie, vide-poches en cristal sablé avec couvercle en cuir dont la tige représente la feuille du légume porte-clés cachés sous le couvercle de cuir. Sur différents pans de mur sont accrochés des coucous suisses revisités, modernes et élégants. Plusieurs présentoirs proposent des « charms » en cuir aux découpages inédits très helvétiques : cabine de téléphérique avec ses passagers, pomme croquée de Guillaume Tell avec sa flèche. Et toujours d’une finition unique que seuls les artisans Hermès savent proposer : entailles ultrafines dessinant les éléments décoratifs d’un homme en pain d’épice recolorisés selon le ton du verso.
Derrière l’impressionnant Dahu rouge et blanc, Pascale Mussard s’entretient avec les visiteurs, amis, créateurs ou blogueurs.
Heureuses retrouvailles depuis la fabuleuse et inoubliable journée à Pantin en septembre. Pascale et moi-même reprenons notre discussion comme si nous nous étions quittées la veille. Précieux moments vécus lors de cette soirée inaugurale animée, pendant laquelle nous faisons connaissance de Gilles Jonemann, que Pascale vient de nous présenter. Quelle chance et honneur de rencontrer le créateur de la pièce unique sur laquelle nous venons de jeter notre dévolu et de l’écouter nous révéler le secret des pièces qui la composent. Depuis ma visite mémorable au Festival des métiers Hermès (devenu Hermès sort des murs), je suis toujours curieuse de savoir comment l’artisan met son coeur à créer un pièce d’exception.
Après la découverte des autres oeuvres petit h conçues par l’ECAL réparties dans le magasin, dont un spectaculaire mobile suspendu dans le vertigineux espace créé par l’escalier, il déjà temps de rentrer avec quelques paquets dont le bolduc petit h est agrémenté d'un petit animal en cuir estampillé. Une deuxième visite s’impose de toute façon avant le 19 novembre.
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