Mon monde Hermès

Mon monde Hermès

dimanche 19 mars 2017

Rencontre avec Madame Saint-Laurent

21’000 tonnes de déchets plastique qui finissent par jour dans nos océans. Un chiffre effarant mais malheureusement une réalité. C’est l’un des chiffres-clé communiqué lors de la soirée de soutien organisée par RACE FOR WATER, à laquelle Hermès Suisse participait en tant que donateur en invitant ses fidèles clients à la soirée RACE FOR WATER au Beau-Rivage Palace de Lausanne. Après une présentation des activités de recherches de la fondation et des discours des autorités vaudoises (Madame Jacqueline de Quattro et Monsieur Philippe Leuba), Marco Simeoni, fondateur, nous a présenté les projets pour 2017. Imaginez que vers 2025, si rien n’est fait, il y aura dans les océans autant de déchets plastiques que de poissons. Sans compter que les plastiques se réduisent peu à peu en microparticules, absorbées par tous les maillons de la chaîne alimentaire et pour finir l’homme, avec tous les dangers que cela comporte.

Lors du repas qui a suivi au grand salon Edouard Sandoz du Beau-Rivage Palace, Gérard d’Aboville, ambassadeur engagé et capitaine du navire solaire Race for Water, nous a fait part de l’importance de préserver les mers contre le fléau de la pollution plastique et nous a fait vivre ses dernières aventures à bord du navire solaire à force d’anecdotes. En effet, un bateau solaire est tributaire de l’astre céleste et grâce à une innovation technologique unique, pourra tirer à partir de l’eau de mer, de l’hydrogène qui alimentera les batteries pour propulser le navire, quand les nuages voilent le soleil. Le 4 avril, la deuxième odyssée partira du port de Lorient (#R4WO). Anecdote finale de Gérard d’Aboville : «  Un pêcheur avait appelé la capitainerie, inquiet d’avoir vu un avion amerrir dans le port » ; ce n’était que le bateau solaire fuselé de Race for Water !


Lustre Belle-Epoque de la salle Edouard Sandoz, Beau-Rivage Palace, Lausanne
Lustre Belle-Epoque de la salle Edouard Sandoz, Beau-Rivage Palace, Lausanne

Grâce à un très habile ordonnancement de table de la chargée de communication Hermès Suisse et de la directrice du magasin Hermès de Lausanne, j’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Michele Mathieu-Saint-Laurent, sœur du couturier Yves Saint-Laurent. S’ensuit une conversation merveilleuse d’échanges sur son frère, la jeunesse et la vie à Oran, les défilés, la création d’une petite robe validée par le couturier, le tout émaillé d’une joie de vivre et d’humour, que les vicissitudes de la vie ne peuvent effacer. Madame Saint-Laurent parle avec beaucoup d'amour de son frère Yves qui les costumait elle et sa soeur lorsqu'elles étaient enfants, j'ai l'impression de revivre ces moments précieux à Oran, tant le récit est détaillé et vivant.
La vie est faite de rencontres, qui jalonnent notre existence et la rendent unique; Pascale Mussard et aujourd'hui Michele Mathieu-Saint-Laurent. 
Table dressée pour le dîner de soutien, Beau-Rivage Palace, Lausanne
Table dressée pour le dîner de soutien, Beau-Rivage Palace, Lausanne

lundi 7 novembre 2016

Vernissage de l'exposition "petit h fait son cinéma"

Installés bien au chaud derrière la verrière d'un café, à l'abri de la bise qui s'est levée, nous observons le trafic nocturne perler lentement sur le pont du Mont-Blanc. Pantin en septembre chaud et ensoleillé appartient déjà aux souvenirs heureux qui soudain piquent notre curiosité. Allons découvrir ce que les artisans magiciens ont produit avec leurs cœurs au magasin Hermès de Genève. Les devantures ont été métamorphosées en immenses scènes de théâtre, parées dans un bleu France comme seule la maison sait les composer. Chaque vitrine ne contient qu'une création à la fois mise en valeur et en scène par les étudiants de la HEAD. Un écran géant diffuse une animation touffue aux couleurs changeantes qui s'ébouriffe au gré d'un souffle invisible et tourne sur elle-même. L'expérience se complète par une sonorisation que l'oreille associe immédiatement à petit h, espiègle retour en enfance et plein de maturité à la fois.

Une fois passés la porte, nous retrouvons l'accueillante tente de méditation que nous avions eu le privilège de voir à Pantin. Puis passés un rideau bleu soyeux, le cabinet de curiosités s'offre à notre regard. Difficile de rester de marbre devant la fantaisie développée par les différents artistes et la finalisation par les artisans. Une myriade d’animaux en silhouettes de porcelaine, des tasses transformées, des plats à douceurs recomposés par Gilles Jonemann, des bracelets de soie ou de cuir aux formes et volutes jamais vues, jeux de société, sacs, petite horloge et commodes de Christian Astuguevielle sont savamment distillés sur des étagères et présentoirs bleus.
Plus loin, nous retrouvons les projets des étudiants de l'ECAL, masques animaliers en soie, vide-poches en cristal sablé avec couvercle en cuir dont la tige représente la feuille du légume porte-clés cachés sous le couvercle de cuir. Sur différents pans de mur sont accrochés des coucous suisses revisités, modernes et élégants. Plusieurs présentoirs proposent des « charms » en cuir aux découpages inédits très helvétiques : cabine de téléphérique avec ses passagers,  pomme croquée de Guillaume Tell avec sa flèche.  Et toujours d’une finition unique que seuls les artisans Hermès savent proposer : entailles ultrafines dessinant les éléments  décoratifs d’un homme en pain d’épice recolorisés selon le ton du verso.

Derrière l’impressionnant Dahu rouge et blanc, Pascale Mussard s’entretient avec les visiteurs, amis, créateurs ou blogueurs.
Heureuses retrouvailles depuis la fabuleuse et inoubliable journée à Pantin en septembre. Pascale et moi-même reprenons notre discussion comme si nous nous étions quittées la veille. Précieux moments vécus lors de  cette soirée inaugurale animée, pendant laquelle nous faisons connaissance de  Gilles Jonemann, que Pascale vient de nous présenter. Quelle chance et honneur de rencontrer le créateur de la pièce unique sur laquelle nous venons de jeter notre dévolu et de l’écouter nous révéler le secret des pièces qui la composent. Depuis ma visite mémorable au Festival des métiers Hermès (devenu Hermès sort des murs), je suis toujours curieuse de savoir comment l’artisan met son coeur à créer un pièce d’exception.

Après la découverte des autres oeuvres petit h conçues par l’ECAL réparties dans le magasin, dont un spectaculaire mobile suspendu dans le vertigineux espace créé par l’escalier, il déjà temps de rentrer avec quelques paquets dont le bolduc petit h est agrémenté d'un petit animal en cuir estampillé. Une deuxième visite s’impose de toute façon avant le 19 novembre.

    

   
 

  
   

dimanche 11 septembre 2016

Une matinée chez petit h


Vue de l'atelier petit h, Pantin
Pantin, dans une petite rue discrète. Un soleil radieux illumine le bâtiment blanc et anonyme, avec sa barrière de sécurité et ses grandes portes en verre. Après quelques minutes d'attente, notre guide arrive dans un magnifique caftan de soie. Armés de nos badges visiteurs, nous passons les barrières de verre et longeons des ateliers de découpe du cuir, des salles de réunions où des équipes discutent de projets, un restaurant d'entreprise, quelques automates distributeurs.

Une douce odeur de cuir flotte dans l'air, un rien perturbée par celle des peaux spéciales. Puis, nous traversons une cour et arrivons devant un atelier blanc  et rectangulaire, bordé de bambous. petit h s'inscrit en lettres orange sur la porte de verre. On devine tout de suite une paroi d'une matière inconnue, d'un bleu roi soutenu qui guide le visiteur à la manière d'un couloir. Derrière quelques écrans d'ordinateurs, des rédactrices consultent des dossiers de presse ou formulent un descriptif des pièces.

Quelques pas et nous voilà dans l'atelier des artisans. Réunion de plusieurs corps de métiers ? En apparence seulement, car il se dégage de l'ensemble des personnes présentes une ambiance de créativité multitalent, qui se confirmera peu après. Au départ, en 2010, la petite salle de réunion masquée par le paravent de l'entrée suffisait à abriter stock, créatifs et artisans. Maintenant, les grands postes de travail jouxtent des étagères croulant sous les cuirs les plus divers, d'immenses rouleaux de tissus chatoyants, parmi lesquels on s'amuse à chercher les collections passées.

La cave aux trésors constitue le point de départ créatif des artisans et artistes invités : une incroyable collection de boucles, boutons, fermetures éclair, sacs en toutes matières soigneusement rangés dans des boîtes en carton blanc, au contenu dûment consigné.

Les rouleaux de cuir en attente d'être re-découverts, atelier petit h
Respecter la matière pour donner aux objets une seconde vie, une habitude qui s'est inscrite dans l'ADN de la famille et particulièrement dans celui de Pascale Mussard, de par sa grand-mère Aline, qui honnissait le gaspillage par dessus tout. Des gènes qui constituent l'essence même de petit h. Car contrairement aux assertions des mauvaises langues,  les matières petit h sont des matériaux d'exception, qui n'ont pas eu la chance d'avoir été utilisé. En fait, la loi oblige les ateliers à détruire matière ouvragée ou objets manufacturés s'ils ne peuvent être utilisés dans un temps imparti, pour éviter qu'ils soient utilisés pour la contrefaçon.

Alors, plutôt que détruire, les ateliers Hermès contactent petit h, qui accueille avec bonheur les bases de futures créations uniques et rares. Telles ces peaux de crocodile en violine, qui par trois constituent un Birkin mais doivent posséder exactement la même teinte, la même texture. Un seul écart de teinte et hop petit h reprend ces beautés.

Rouleaux de soie et bolducs prêts pour une nouvelle vie, atelier petit h
La conversation s'engage tour à tour avec les artisans, discrets talents exceptionnels aux mains d'or qui montrent les pièces sur lesquelles ils travaillent et les dossiers d'artistes qui les guident dans la création concrète d'une nouvelle petite ou grande merveille.

Ce travail entre artiste et artisan doit se faire main dans la main selon la volonté de Pascale Mussard; toutefois le contact n'aboutira peut-être pas, dû au délicat équilibre entre les représentations des uns et des autres.

Nous avons la chance d'observer le travail en cours d'un trésor national vivant sur les pièces destinées à l'exposition petit h de New-York, de ravissantes formes de cuir à la finesse d'un papier assemblées en marqueterie qui donneront un objet à double fonctions, décorative et fonctionnelle à la fois. Un magicien peaufine les finitions d'un animal aux franges taillées entièrement à la main qui servira de .... Chut, c'est encore un secret. Les fées des textiles nous montrent des masques animaliers en soie et cachemire, aux lanières de soie démontrant un savoir faire inégalé dans le choix des matières jusqu'au produit fini, époustouflant de précision dans sa finition.
Enfin, un prestidigitateur commente la transposition d'un oiseau boîte à secret, selon la maquette de l'artiste.

Tradition de fin de visite de l'atelier, un grand carton contenant des grigris petit h, qui n'ont pas reçu leur astiquage est présenté au visiteur qui assemble celui qui lui fait plaisir, avec son spaghetti de soie, tiré d'un deuxième carton.

Les yeux encore tout émerveillés, nous rencontrons Pascale Mussard, venue nous voir pour le déjeuner. Et la magie du moment continue avec une conversation brillante et soutenue en excellente compagnie devant un délicieux repas, servi au P'tit Classé, un charmant restaurant de quartier.


Nous échangeons sur le délicat jeu d'équilibriste qu'il faut avoir, en créant des objets ludiques et parfois enfantins tout en restant fidèle à la ligne directrice d'Hermès.

Créer des objets-bonheurs, jouer avec les représentations, tel ce dromadaire aux chaussettes roses, avec l'imaginaire en créant un panda aux gants de boxe. Petit h, atelier de création, tel un enfant bouillonnant d'idées qui s'amuse à mélanger les matières, façonner des animaux fantastiques et ludiques, un peu à la façon des cadavres exquis auxquels nous jouions pendant notre enfance.

Pascale Mussard joue avec l'univers de l'enfance avec nos madeleines de Proust, tels ces cornets surprises vendus chez les boulangers qui nous faisaient rêver enfant, elle recrée cette sensation enfantine, cette attente fébrile devant un petit trésor, un objet surprise, la découverte d'un trésor-objet façonné avec amour et soin. Chaque création a une histoire et est réalisé avec le même amour que l'on aurait pour un présent que l'on a choisi pour un ami cher.
Les objets de Pascale Mussard sont uniques et remplis d'amour ...

Avant de nous quitter, elle nous offre alors de grands portfolios à la couverture de cuir au sceau de petit h, contenant les épreuves photographiques des pièces qui seront présentées à Genève en novembre.

Mr Mylittleorangebox, Mylittleorangebox et Pascale Mussard

mercredi 18 mai 2016

Le Bolide 1923 by Hermes

J'ai retrouvé, bien caché dans son dustbag, mon Bolide 1923  swift noir.

Le Bolide 1923 se distingue des autres par sa poche extérieure qui permet de ranger un magazine ou des tickets, immédiatement accessibles, sans ouvrir le sac.

Il est léger et agréable à porter, c'est un sac pour le quotidien, à la fois pratique et chic, intemporel et comme toujours chez Hermès d'une facture exceptionnelle.








mercredi 2 mars 2016

Attention, peinture fraîche !

Avec l'arrivée du printemps, il me vient des envies de rénovations...

Profitant de l'absence des peintres dans mon appartement pour pause de midi...j'en profite pour investir les lieux d'un blanc immaculé et prendre quelques clichés de mes sacs dans cet écrin de blancheur...

N'allez pas croire que j'ai entrepris des travaux juste pour mettre mes sacs Hermès en valeur...mais disons que l'occasion était trop belle pour la laisser filer!

Niché à 1 mètre du sol, j'installe donc mon Birkin rouge casaque en équilibre sur les échelons en bois non sans avoir mis sous ses pieds (et oui, les sacs ont des pieds!), un magazine qui traînait au salon (tiens, Psychologie magazine tout un programme: un psychologue zélé y verrait un refoulement, que dis-je un piétinement de la psychologie, puisque l'objet du désir-le sac en l'occurrence- est en situation de dominant car juché sur le magazine Psychologie. Mais arrêtons-là ces élucubrations, pour revenir à ce qui nous intéresse!).

Mon Birkin est donc en équilibre (in)certain à 1 mètre du sol au-dessus des pots de peinture, des seaux remplis d'une eau douteuse où barbotent pinceaux et brosses en attente de nettoyage.

Fort heureusement, tout s'est très bien passé...jugez plutôt du résultat....

PS: la pochette Kelly a eu droit à mon auteur favori: Guy de Maupassant (les psy ont du boulot!)












dimanche 24 janvier 2016

Le sac des désirs n'a pas de fond (proverbe japonais)

"Le sac des désirs n'a pas de fond"... début de ma réflexion sur le sac en général, le sac Hermès en particulier et sur la recherche de l'absolu, pour ne pas citer Balzac (1).
Tel Balthazar Claës (1), la recherche de l'absolu revêt la forme d'une quête folle et sans fin, la recherche, au fond, d'un inatteignable, d'une transcendance telle que l'on  serait pleinement satisfait et que l'on ne chercherait plus à perfectionner ou à trouver mieux que ce que l'on a.
Cette sensation, tout amoureux de la mode l'a ressentie un jour: les sacs, les accessoires, les chaussures se succèdent et sur le moment, ils sont toujours l'ultime achat chéri, la dernière pièce au dressing mais force est de constater que cet instant de satiété ne dure pas...
Une pièce extraordinaire en remplace une autre et la course en avant se poursuit...

Dans un sens, le sac idéal n'a pas de fond puisque la recherche du Graal est justement ce qui est intéressant et qui nous motive tous à aller plus loin, à rechercher toujours mieux, toujours plus beau. Est-ce à dire qu'il est impossible d'atteindre l'absolu car il n'existe pas, que notre condition nous mène à ne jamais être totalement satisfait ou que l'élément exaltant est une recherche qui ne sera jamais atteinte?
Pour ma part, j'ai en partie trouvé le sac du désir mon absolu est le Birkin by Hermès... preuve en est que lorsque je le porte, je ne souhaite ou n'envie aucun autre sac.
Je dis bien en partie car toute la question est maintenant de savoir dans quel coloris je choisirai le prochain... !
Finalement, le sac des désirs peut revêtir des couleurs multiples, se décliner dans différentes peaux ou tailles mais il n'en demeure pas moins que c'est un Birkin.




Birkin 35, iris, taurillon clémence, PHW

(1) La recherche de l'absolu, Balzac, 1834

dimanche 27 décembre 2015

Hermes.com

J'ai déjà parlé de l'originalité du site de Hermès qui propose ses fabuleuses réalisations dans des décors ludiques et pleins de fraîcheur.

Cette année, peu avant les fêtes, Hermès à mis en ligne des articles recherchés: grigris Rodéos (que l'on ne présente plus), porte-monnaies Calvi en rose azalée (la couleur recherchée cet hiver) et des pompons Carmen: rose azalée, orange poppy, rouge indien, violet, menthe, bleu lagon, rose shocking.
En quelques minutes, les articles n'étaient plus disponibles, tant ces pièces de petite maroquinerie sont demandées.








En me promenant sur le site américain, j'ai aussi fait de jolies découvertes avec notamment des presse-papiers Samarcande, jamais vus en Europe ou des animaux origamis Clikazoo, désormais rarement proposés.









Quel joli moment que de se promener sur les pages du site online et de s'émerveiller encore et toujours, de ressentir des frissons lorsque l'on valide son achat ...
www.hermes.com